Comme si elle avait besoin de ça. Maintenant. Elle est déjà fragile, à jamais peut être. & voilà, ça se déroule néanmoins comme ça. Un départ, immobile comme les mouvements de ses lèvres, difficile comme l'hésitation à les bouger. Un départ prématuré, soit, mais un départ ensemble, & malgré ça elle est derrière. Mais elle réfléchissait. D'abord à quoi faire : Le rattraper peut être, mais comment ? Ou alors oublier, rapidement, comme on oublie n'importe quoi sauf ça. Mais comment à nouveau ? & après, elle se repose la même question. La seconde, en boucle. Sans réponse. Enfin, sous la franchise elle aurait fait l'économie de la première question, et avec un peu de sincérité, elle aurait répondu. Mais non, il fallait vivre le cours d'une rupture. Il fallait que ça souffre, il fallait que ça pleure. Il fallait ce zeste de nostalgie qui s'oppose tellement parfaitement à cet excès de dépression. Il fallait faire pareil que tous les autres alors. Mais ce n'est pas n'importe qui. Elle n'est pas comme tous les autres. Elle ne devait pas l'être pour lui. C'est à savoir, mais d'abord à voir. Alors voilà où on en est : Elle joue les figurantes, les bruits de fond. Il joue tellement bien. Mais j'irais aider les figurantes à taire ces appels, j'irais enlever l'importance qu'il possède encore. Je délivre la promesse d'être là, comme il faut l'être, pas comme il faudrait l'être. & je le suis déjà.
Il suffit que Tu appelles encore une seule fois.